Roman Catholic Church and the ethnical cleanings

Exposé about The Roman Catholic Church and the ethnical cleanings at Rwanda and Ex-Yugoslavian

(english text is not available yet. For the time being, the french exposé is shown here.)

I. Problématique

Selon plusieurs sources concordantes, bien avant le génocide en Ex-Yougoslavie et au Rwanda, l’Eglise catholique-romaine était avertie de ces événements malheureux survenus dans ces deux parties du monde entre 1991 et 1999. Hormis les avertissements des prêtres et des laïcs dont la notoriété est indiscutable, il existe des témoignages poignants et inédits des apparitions de la Vierge Marie transmettant le message sur l’impératif de la tenue des prières pour la paix. A en croire les fidèles de l’Eglise catholique au Rwanda, à Kinshasa et à Medugoje, Marie respectivement, « mère du désarmement » (Cf. Afrique) et « reine de la paix » (Cf. Medjugorje), avait prévenu ces catastrophes déplorées aujourd’hui et dont l’humanité ne cessera pas si tôt de faire le deuil.
L’intérêt poursuivi dans cette recherche n’est pas de discuter de l’authenticité, de la valeur religieuse, voire chrétienne des récits d’apparition. Laissons cette question aux autorités de l’Église qui sont bien outillés à y répondre. Quant à moi, j’aimerais aborder cette problématique dans une perspective plutôt sociologique que théologique. Je pars de l’hypothèse suivante : les visions de la Vierge Marie sont quasiment des véhicules non moins crédibles des messages en faveur de l’Eglise catholique, messages ne provenant ni de la hiérarchie ecclésiale ni de l’élite théologique mais bien de l’Eglise d’en bas. Ce message sollicite donc une particulière attention et une lucide réaction tant de la part de l’Église que celle de ses différents représentants.

II. Objet et méthode

L’objet de la recherche porte, d’une part, sur les messages issus des apparitions de la Vierge marie. D’autre part, l’étude soumet á l’analyse les textes et les documents produits en réaction à ces apparitions par des représentants de l’Église catholique. Je ferais aussi recours à une série d’interviews réalisées avec les représentants ecclésiastiques et les témoins des apparitions au Rwanda, au Congo et en Ex-Yougoslavie. En même temps, j’envisagerais de reconstruire le discours public véhiculé dans les médias et dans des publications scientifiques sur lesdites apparitions. Dans le cadre de ces recherches, les réactions provenant d’autres communautés chrétiennes (protestants, orthodoxes, kimbangistes) et d’autres religions (musulmane, etc.) seraient mises à contribution pour enrichir la documentation.
Avec l’appui des outils qu’offre la linguistique dans l’analyse des discours ainsi que les méthodes herméneutiques sans omettre les reconstructions historiques, j’aimerais répondre à la question de savoir: Au regard des apparitions vécues et des messages reçus annonçant les massacres imminents, l’Église catholique s’est-elle comportée en agent de la paix ou faut-il lui imputer des déficits ? En comparant les réactions dans des pays si différents que sont la Yougoslavie et le Rwanda, j’aimerais pouvoir tirer des conclusions d’une portée plus étendue et trouver ainsi des schémas qui se répètent tant dans les attitudes de l’Église que dans la structure et l’enchaînement des événements.

III. Intérêt de la recherche

L’intérêt de la recherche est strictement scientifique. Il n’y a aucune volonté de défendre ou d’accuser l’Église catholique-romaine. Néanmoins, les résultats de la recherche pourraient offrir des pistes utiles en vue d’une action chrétienne conséquente dans la prévention des épurations ethniques futures.

IV. Plan de la recherche

Première année : en Europe. Formulation des bases théoriques et des recherches sur Medjugorje. Séjour en Ex-Yougoslavie et, éventuellement à Rome. Deuxième et troisième année : au Congo pour terminer la thèse et mener des recherches de terrain au Congo et au Rwanda. Séjours de recherche à Kinshasa et au Rwanda.

V. État de la recherche

A ma connaissance, il n’y a pas de recherches scientifiques comparables sur le Rwanda et le Congo. En ce qui concerne Medjugorje, on pourra mettre á profit la littérature secondaire assez vaste déjà existante. Les textes des messages de Medjugorje ainsi que des informations sur les témoins des visions sont disponibles sur Internet. A titre d’exemple, il y a ce site: www.medjugorje.de/botschaften.html Une bibliographie faite par le centre « Mir » (=paix) de Medjugorje compte plus de 650 publications internationales (accessible dans une version antérieure sur l’internet sous http://wap.medjugorje.ws/de-wap/apparitions/docs-bibliography-medjugorje-books-publications/) Ces publications sont d’une valeur très différente et seulement à peu près 10% contiennent des informations importantes pour le projet de recherche (l’article du prof. Zulehner sur Medjugorje comme leçon mystagogique compte parmi les meilleures publications sur ce sujet).

VI. Remarques personnelles

Une humanité sans génocides est possible. Un monde sans épurations ethniques est réalisable, pourvu que l’humanité redécouvre son patrimoine dormant qu’est la culture de réconciliation et qu’elle développe une herméneutique des signes des temps. Comme j’inscris mon existence dans la réalisation de cette étude, j’aimerais m’investir sérieusement afin de contribuer aux recherches en vue de la paix dans le monde via ce magnifique projet « religion et réconciliation ».
DAVID MALOBA NDIMINA

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